Les travailleurs paramédicaux à vélo prouvent leur efficacité lors des grands rassemblements
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Par James Foster
Membre du personnel du Times & Transcript
Elles n’ont peut-être pas de sirène, mais les ambulances à vélo d’Ambulance Nouveau-Brunswick (ANB) ont presque tout ce dont elles ont besoin pour soigner les malades ou les blessés, y compris des défibrillateurs et des réservoirs à oxygène.
GREG AGNEW/TIMES & TRANSCRIPT
L’an dernier, durant le spectacle de Bon Jovi, les travailleurs médicaux Mathieu Haché, Lyle Wilson, Keith Guptil et Mathieu LeBlanc patrouillaient à vélo.
ANB, une entreprise fondée en 2007 pour offrir des services ambulanciers dans toute la province, a mis sur pied des patrouilles à vélo afin de fournir plus facilement des services médicaux lors de grands rassemblements, étant donné que les bicyclettes sont plus mobiles lors de ces situations et sont plus rapidement accessibles par une personne nécessitant de l’aide.
Jusqu’à présent, ces patrouilles ont beaucoup de succès, comme on a pu le constater lors du festival culturel Mosaïq qui a eu lieu la semaine dernière au centre-ville et qui a attiré des milliers de personnes, notamment auprès des nombreuses personnes qui se sont arrêtées pour discuter avec les travailleurs paramédicaux à vélo.
« Nos travailleurs paramédicaux aiment vraiment patrouiller à vélo, indique Mme Sophie Cormier-Lalonde, porte-parole d’ANB.
Ils adorent le fait qu’ils peuvent beaucoup plus interagir avec le public ».
Si vous apercevez une ambulance à vélo, vous en trouverez toujours une autre tout près.
La raison est que chaque patrouille veut transporter autant d’équipement que possible pour assurer des services pour une gamme d’urgences médicales aussi vaste que possible, que ce soit pour une petite coupure nécessitant seulement un pansement ou une crise cardiaque au plein sens du terme. Chacune des équipes de deux vélos transporte donc la moitié de l’équipement nécessaire pour offrir une gamme complète de services, soit environ 15 livres ou sept kilos chacune.
Les patrouilles se sont avérées également populaires auprès des travailleurs paramédicaux, puisqu’ils sont nombreux à vouloir troquer la pédale d’accélération d’une ambulance par des pédales de bicyclette. Les travailleurs paramédicaux affirment que les gens ont tendance à affluer autour des bicyclettes. Durant le festival Mosaïq, par exemple, deux patrouilleurs à vélo postés près d’une ambulance réelle étaient prêts à intervenir. Bien que les membres du public se soient rassemblés automatiquement autour des patrouilles à vélo pour bavarder quelques instants, aucun d’entre eux n’a porté attention à l’ambulance.
« C’est une excellente façon de promouvoir une carrière en paramédecine », affirme Mme Cormier-Lalonde.
On utilise les bicyclettes là où ont lieu de grands rassemblements : les festivals au centre-ville, les méga-spectacles du Magnetic Hill, les marathons et les autres festivals.
Il y a deux semaines, durant un demi-marathon à Miramichi, les observateurs ont fait appel à la patrouille à vélo pour venir au secours d’une femme malade.
Leur délai d’intervention au sein d’une foule dense, soit une minute, 32 secondes, a démontré l’utilité des services offerts par les travailleurs paramédicaux à vélo.
Les travailleurs paramédicaux sont en tout temps en contact avec les répartiteurs afin qu’on puisse très rapidement faire appel à eux par radio. Une ambulance est également envoyée sur place lorsqu’on fait appel aux travailleurs paramédicaux, bien qu’au sein d’une foule dense, les cyclistes les plus mobiles soient souvent les premiers à arriver sur la scène.
Si la patrouille à vélo trouve par hasard une personne en détresse qui doit se rendre à l’hôpital, elle appellera également une ambulance.
Mme Cormier-Lalonde souligne que d’autres administrations font appel aux travailleurs paramédicaux à vélo ailleurs au Canada et aux États-Unis, et que depuis les trois dernières années, ces travailleurs font également leur preuve au Nouveau-Brunswick.